Ma suppléante

img_3142 Quand Alain Fauré m’a proposé de me présenter comme suppléante, après un temps de réflexion, une décision ferme s’est imposée. Quoique le défi soit de taille, je me sens prête à le relever à ses côtés comme une nouvelle étape d’un engagement personnel et d’une implication militante plus forte.

Née à Saint-Girons, j’ai 55 ans. Mon père agriculteur et ma mère institutrice m’ont donné les valeurs républicaines que je porte et que j’ai  moi-même, avec mon mari, transmis à mes trois enfants.

Tout au long de mon parcours, j’ai fait le choix de consacrer mon temps et mon énergie à l’action publique locale.

Une carrière tournée vers l’autre

En tant qu’assistante sociale polyvalente de secteur rattachée au centre social de Pamiers, puis dans le cadre du service social en faveur des élèves sur plusieurs établissement publics de l’Ariège et conseillère principale d’éducation au sein du lycée professionnel F Camel, je me suis attachée à promouvoir, par l’action de terrain et la mise en valeur de chacun, l’égalité des chances pour tous et l’épanouissement individuel.

J’ai accompagné sur le plan social et éducatif des situations personnelles ou familiales complexes voire difficiles. J’’ai souvent été confrontée aux fragilités, aux échecs, aux souffrances d’autrui mais aussi aux espérances, aux projets que j’ai pu accompagner.

Ces valeurs et convictions ont aussi guidé mon engagement militant associatif et syndical mais surtout politique : je suis membre du parti socialiste.

Agir pour les services publics et organiser une politique d’éducation dans les territoires ruraux

Après deux mandats de conseillère municipale à Camarade, j’occupe actuellement le poste d’adjointe au maire de Saint-Girons en charge de l’enfance, la jeunesse et l’éducation et je suis conseillère générale suppléante sur le canton de Saint-Girons.

De cette expérience politique auprès de la population, j’ai saisi l’importance de l’écoute et du dialogue pour bâtir des projets porteurs de sens et en premier lieu l’impératif de l’intérêt général. L’un des principes guidant mon action politique est la défense d’un service public de qualité d’autant plus crucial dans nos territoires ruraux.
Cette asphyxie des services publics est d’autant plus ressentie ici .
C’est davantage d’inégalités !
Les cinq années qui viennent de se passer ont été marquées par des attaques d’ampleur contre tous les services .
J’ai observé une réelle et profonde souffrance individuelle et collective et rejoins les combats contre les suppressions d’emplois, l’anéantissement de la formation du personnel, les orientations politiques désastreuses.
Il y a urgence à restaurer une dynamique de cohésion et de justice.
Je serai de ce combat.
Afin de ne pas céder le pas, toute dynamique mise en œuvre est aussi une réponse à ce gâchis.

En tant qu’élue locale, j’ai participé à l’élaboration d’un projet éducatif local cohérent et durable qui est un outil essentiel de développement du territoire et je travaille actuellement sur la politique de la ville.
Nul n’ignore que le contexte économique global est difficile mais il y a urgence à restaurer le lien social, une certaine cohésion et plus de justice sociale.

Je fais partie de ces interlocuteurs de terrain qui défendent âprement ces idées . La concertation et le dialogue sont des appuis pour mener à bien ces enjeux.

Des convictions

Les responsabilités électives ont renforcé mes convictions d’équité : des réponses et des solutions doivent être trouvées car petites ou grandes, les inégalités sont insupportables.

Je rencontre dans mon quotidien des situations sociales préoccupantes qui touchent beaucoup trop de jeunes et notamment des femmes, sans emploi ou dans des emplois précaires qui sont en extrême difficulté. Entre discours officiels, mesures d’à-propos, journée symbolique et
réalité, cherchez l’erreur !

Renouer avec l’essentiel

J’essaie de mettre en pratique, dans le cadre de mon mandat, des principes simples qui ont guidé mon engagement sur la commune de St Girons
Lisibilité de l‘action politique et démarche participative afin de légitimer les orientations et les actions qui en découlent.
La valorisation et le développement des enjeux éducatifs et de la politique de prévention se font de façon concertée avec tous les partenaires liés à l’enfance et la jeunesse.

L’engagement de l’élu ne peut se faire qu’aux côtés des citoyens !

Il faut créer le plus possible des espaces de réflexions afin que chacun puisse s’exprimer : l’éducation est une réponse anticrise.

L’accompagnement et la promotion des initiatives validées par un projet tel que le PEL(projet éducatif local) peuvent se décliner pour toute démarche de projet.
J’ai été mobilisée sur des thématiques concernant par exemple le développement durable, la citoyenneté, l’intergénérationnel !
Je pense notamment à la santé qui est aussi de la responsabilité de l’élu.
Dans mon domaine de compétence avec l’appui d’une équipe polyvalente (parents, enfants, personnels et élus) nous essayons de promouvoir l’alimentation plaisir et l’alimentation santé dans le cadre de la restauration scolaire : l’introduction d’une alimentation bio et la confection de menus équilibrés dans l’assiette des enfants, l’éducation au goût et la mise en valeur du patrimoine culinaire. et d’une alimentation équilibrée .
La concertation est là aussi une des clés !
Je crois à l‘intelligence collective, à la créativité et à l‘innovation.
Plus que jamais, nous devons en faire preuve dans ce contexte difficile.

De la commune à la circonscription

Mes origines rurales m’ont donné une identité et des valeurs fortes que chacun porte ici;
Elles sont le terreau de chaque histoire personnelle, sociale et professionnelle.
A l’image de mon implication pour ce territoire, l’implication auprès de cette circonscription sera authentique et forte.
L’ayant déjà parcouru maintes fois pour des raisons professionnelles, j’y suis attachée .

Parce qu’il est réfléchi, vrai et fort, mon engagement auprès d’Alain Fauré est le reflet d’une ambition : porter haut les valeurs de l’Ariège et des ariégeois-es.

Marie-Christine DENAT-PINCE